Gisèle Biémouret

Députée du Gers

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Gisèle Biémouret : «La solidarité est un devoir pour nous»

Crée le 26/09/2015


Entretien avec la Dépêche du Midi - Publié le 26/09/2015

Gisèle Biémouret, conseillère départementale et députée du Gers, vient d'effectuer sa rentrée parlementaire. L'occasion d'évoquer avec elle les dossiers nationaux et plus locaux. Depuis sa réélection au conseil départemental du Gers, sur le canton Baïse-Armagnac, Gisèle Biémouret a pris les fonctions de présidente de la commission solidarité de celui-ci.

Comment se passe cette prise de fonctions à la commission solidarité ?
«C'est un travail très lourd car la solidarité est la compétence première du conseil départemental, son plus gros budget. Mais ça m'intéresse beaucoup car comme le disait Victor Hugo, la solidarité c'est un devoir que l'on a envers ceux qui sont fragilisés : les aînés, les enfants… Nous travaillons actuellement à la mise en place de nouvelles actions.»

Quelle est votre position vis-à-vis de l'accueil des migrants ?
«Là encore, il s'agit d'un devoir. Personne ne quitte son pays de gaîté de cœur ; c'est un devoir de les accueillir. Je n'oublie pas que mes grands-parents, paternels et maternels, ont été accueillis. C'est aux politiques d'atteindre cette part d'humanité. Les gens doivent savoir que ce qui va être mis en place pour les réfugiés n'enlève rien aux Français. Au niveau du département, c'est 40 000 € qui sont mis au pot commun pour aider les communes accueillantes en plus du financement de l'État.»

Vous venez d'effectuer votre rentrée parlementaire. Quels dossiers suivez-vous particulièrement ?
«Il y a avant tout les annonces faites concernant la ruralité. Les besoins particuliers de celle-ci sont pris en compte avec la réforme de la DGF. Il y a aussi le vote de la loi sur le vieillissement et l'adaptation de la société au vieillissement. Cela concerne beaucoup de monde dans le Gers et dans notre canton en particulier. Là, on va renforcer l'existant et donner d'avantage, par le relèvement de l'APA et l'aide au répit pour les aidants.»

En tant que présidente du conseil de surveillance de l'hôpital de Condom, pouvez-vous rassurer les usagers sur l'avenir des urgences ?
«Ce service des urgences à Condom fonctionne 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 ; il faut le rappeler ! La fermeture de la ligne Smur durant l'été était due à un contexte très particulier. Les urgences de Condom sont en fédération avec celles d'Auch et c'est le manque de médecins urgentistes à Auch qui a amené à cette situation. On touche là aux problèmes de la ruralité, où, alors que les moyens sont là, des médecins qui ne viennent pas s'installer. Je regrette que certains se servent des urgences comme d'une tribune et jouent sur les peurs. On ne doit pas seulement dénoncer ; c'est le plus facile. C'est des solutions qu'il faut trouver. Néanmoins, il n'y a aucune remise en question du service des urgences à Condom. On veut juste être soutenus et aidés par l'ARS pour pallier le manque de médecins.»

Suivez-vous aussi les dossiers de la ville de Condom ?
«Oui et je regrette l'annonce de l'abandon du projet de rénovation de la halle. Il y avait du financement. J'avais obtenu 127 000 € du Fisac versés dans le cadre de l'OUC. À quoi ont-ils servi ? Ont-ils été utilisés pour soutenir le commerce condomois ?»

Propos recueillis par J.Roumégoux





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