Gisèle Biémouret

Députée du Gers

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Actualités

Journée de lutte contre les violences faites aux femmes 2015.

Crée le 25/11/2015
Instituée depuis 1999, la journée internationale du 25 novembre permet de porter un éclairage sur un phénomène mondial qui n’épargne pas notre pays: jusqu’à 70% des femmes sont victimes de la violence au cours de leur vie dans certains pays, en France on estime chaque année on estime que 223 000 femmes sont victimes de violences conjugales graves.

Pour la troisième année consécutive, les différents acteurs impliqués sur ce sujet se rassemblent au Conseil Départemental pour échanger sur cette question. Sous la forme d’ateliers, les participants, des travailleurs sociaux, des responsables associatifs… œuvrent pour améliorer la prise en charge et le suivi des victimes.

Un protocole départemental d’accompagnement et de suivi des femmes victimes de violences sera signé ce mercredi. Fruit d’un travail collectif rassemblant l’Etat, la Justice, le Département et les Associations, il va permettre l’harmonisation de nos pratiques – à partir d’une fiche de liaison partagée -, de nos ressources et ainsi rendre plus lisible aux femmes victimes nos actions envers elles. Notre département figure ainsi parmi les plus actifs et sensibilisés.

Le Gers va se doter d’un Observatoire qui cernera avec précision l’ampleur et les natures du phénomène. Le service du Numéro Vert Social se verra confier un rôle de centralisation des informations. En complément de la proximité et de l’écoute des intervenants, le travail réalisé par l’Observatoire permettra de mieux adapter nos politiques sociales.

Retrouvez ci-dessous le discours prononcé par Gisèle Biémouret au nom du Conseil départemental du Gers.

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Monsieur le Préfet,
Monsieur le Procureur de la République,
Mesdames, Messieurs,


Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue au Conseil Départemental dans le cadre de cette journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

    Pour la troisième année consécutive, les différents acteurs impliqués sur ce sujet se rassemblent pour échanger et progresser dans la compréhension du phénomène, sa prise en charge, et le suivi des victimes.

Pour y être confrontés au quotidien, vous connaissez la complexité de cette question. En effet, les formes de violences subies sont diverses : violences conjugales, sexuelles, harcèlement au travail, dans les transports, insultes, mariage forcé, crime dit d’honneur, mutilations… Autant de violences qui induisent des répercussions sur la santé toutes aussi nombreuses et variées : traumatismes physiques, troubles psychiques, maladies chroniques…

Face à l’ampleur du phénomène - en 2014, 118 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint / chaque année on estime que 223 000 femmes sont victimes de violences conjugales graves – la tolérance sociale s’estompe, les mentalités évoluent, les consciences s’éveillent. Nous ne pouvons pas admettre que les violences faites aux femmes puissent être rangées dans la catégorie des « faits divers » ou de « cas isolés ».

Il s’agit bel et bien d’une question de société dont l’action publique que nous représentons – action publique de la santé, du travail social, de la sécurité, de la justice… -  doit établir comme une priorité. Une priorité pour stopper ces tragédies et in fine atteindre l’accomplissement d’une société où les femmes seront les égales des hommes.

C’est le sens des quatre plans interministériels qui ont été engagés depuis 2005.

Notre rassemblement s’inscrit parfaitement dans l’application sur le terrain de ces plans, au plus près des citoyens, dans l’arsenal mis en œuvre.

A l’occasion de cette journée, nous nous apprêtons justement à signer le protocole départemental d’accompagnement et de suivi des femmes victimes de violences. Fruit d’un travail collectif rassemblant l’Etat, la Justice, le Département et les Associations, ce protocole va permettre l’harmonisation de nos pratiques – à partir d’une fiche de liaison partagée par exemple -, de nos ressources et ainsi rendre plus lisible aux femmes victimes nos actions envers elles.

Je me félicite de l’aboutissement de cette étape supplémentaire franchie dans le Gers. A ce stade, notre département figure parmi les plus actifs et sensibilisés. Mme Sophie SIMON, chargée de mission à la MIPROF, pourra en attester je pense dans son intervention.

Pour confirmer ce mouvement, le département va se doter d’un Observatoire gersois qui cernera avec précision l’ampleur et les natures du phénomène, il révèlera sans nul doute l’impact sur la santé des victimes. Premier service d’écoute au service des Gersois depuis une douzaine d’années, le service du Numéro Vert Social se verra confier un rôle de centralisation des informations. Le travail réalisé par l’Observatoire permettra de mieux adapter nos politiques sociales.

Le Département a la volonté de créer un comité de pilotage constitué des partenaires des champs  - social, judicaire, médical et associatif - sur lequel l’Observatoire pourra s’appuyer pour atteindre ses objectifs : observer, analyser innover, en qualifiant les réponses apportées aux femmes victimes de violences.

Les points d’appui pour mener cette lutte résident dans une action fondée sur la proximité, l’écoute et la formation. Des journées comme celle d’aujourd’hui permettent de former chaque professionnel ou intervenant aux différentes situations.

En milieu rural, la lutte contre les violences faites aux femmes est rendue plus difficile car les femmes peuvent y vivre une double violence. Celle subie du conjoint et celle de l’environnement rendant plus difficile l’accès aux droits, à la santé voire à la sécurité dans un nouveau logement.

Les rares données disponibles au plan national concourent au même constat : les violences faites aux femmes en milieu rural sont niées ou ignorées, par conséquent majoritairement sous-estimées.

La réforme territoriale a conforté le Département dans son rôle de collectivité dédiée à la solidarité. L’année dernière, je rappelais déjà combien notre action sociale pouvait s’appuyer sur son réseau d’UTAS et de travailleurs sociaux pour assurer sa mission de protection et d’accompagnement de chaque Gersois.

Cette action, aucune autre collectivité en milieu rural que le Département ne sait et ne peut l’assumer. Cette proximité devrait être renforcée par la création d’une sixième UTAS permettant de mailler encore mieux le territoire et déployer plus efficacement nos agents.

La proximité se décline par l’écoute et le soutien de nos travailleurs sociaux sur le terrain ainsi que notre équipe du Numéro Vert Social au bout du fil. Leur travail est essentiel pour repérer les signes de violences, être à l’écoute des confessions puis accompagner socialement chaque personne.

A l’occasion de cette journée, le Gouvernement lance une vaste campagne nationale pour rappeler que le 39 19 concerne toutes les formes de violences faites aux femmes au-delà des violences conjugales. De la même manière que la proximité, l’écoute est le point de départ de la prise en charge. Une étude récente du Haut Conseil à l’Egalité femme-homme montre l’importance de combattre le silence. La libération de la parole c’est le premier pas dans la lutte contre les violences, le premier pas dans la prévention et la protection. L’instauration du protocole et de l’Observatoire contribuent justement à cette libération de la parole.

Je veux conclure en vous remerciant pour votre engagement dans cette cause. Professionnels de santé, travailleurs sociaux, représentants des pouvoirs publics, associations, ce sujet mobilise de plus en plus de personnes, chacun d’entre vous contribue à cette évolution durable qui permet de lutter toujours plus et toujours mieux chaque jour contre les violences et donc contre leurs conséquences.

Je vous remercie.








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