Gisèle Biémouret

Députée du Gers

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Congrès de la FNACA du Gers à Condom.

Crée le 06/06/2016
Retrouvez le discours prononcé par Gisèle Biémouret durant les travaux du 48° Congrès de la FNACA du Gers ce dimanche 05 juin à Condom.


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Monsieur le Président - Jean CAPERAN,
Monsieur le Président cantonal - André CASABONNE,
Monsieur le Maire,
Mesdames, Messieurs, Mes Chers Amis,

Mes premiers mots seront pour vous remercier chaleureusement de votre invitation. Je féliciterai les membres du comité cantonal pour leur investissement à organiser, 10 ans après, ce 48ème congrès départemental à Condom. Je souhaiterai la bienvenue à chaque participant dans ce territoire que l’on nom la Ténarèze, qui est une des trois composantes de l’Armagnac (j’ose espérer que quelques fioles viendront égayer le banquet qui clôturera cette journée).

Notre rencontre est l’occasion de vous témoigner l’attachement que je porte, comme citoyenne mais aussi en tant qu’élue, aux membres de la famille des anciens combattants.

Votre famille incarne des valeurs et des qualités humaines qui ont parfois tendance à trop s’estomper : le courage, le don de soi, l’honneur. Ces valeurs subsistent encore à travers la fraternité qui vous rassemble parfois depuis plus de soixante ans.

    Je sais combien la FNACA assume de manière remarquable le travail de mémoire et de solidarité entre anciens combattants.

Aujourd’hui, votre engagement vous le menez à la fois contre l’oubli et pour la réparation.

Contre l’oubli, car notre société doit mener en permanence un devoir de mémoire envers vous et votre jeunesse sacrifiée.

Dans la bataille mémorielle qui vous anime et le souci de réconciliation, l’année 2016 restera gravée comme une année symbolique. En effet, la présence du Président de la République à la cérémonie qui s’est tenue au Quai Branly à Paris le 19 mars dernier n’est pas passée inaperçue.

Pour la première fois depuis la fin de la guerre d’Algérie, l’Etat s’est officiellement associé à l’hommage de la Nation à l’égard d’une génération de combattants trop longtemps occultée en raison des polémiques suscitées par l’issue de cette guerre qui a longtemps caché son nom sous le terme d’évènements.

Je me félicite de l’adoption de la loi du 6 décembre 2012  reconnaissant le 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

Cette loi figure comme l’aboutissement de votre mobilisation contre l’oubli.

Pour la réparation, votre organisation est forcément un interlocuteur privilégié de l’Etat dans le suivi de la mission budgétaire de « Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant » qui est abordée chaque année au Parlement.

Je n’apprendrai à personne ici que cette action pour la réparation est un combat permanent, un combat visant à reconnaitre comme il se doit vos années passées comme appelés du contingent ou militaires pour servir la France.

Justement, l’action de la majorité à laquelle j’appartiens vise à assurer le maintien de vos acquis sociaux.

S’agissant de l’année en cours, la mission « Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant » a été établie à 2,5 milliards d’euros. Cette reconnaissance vous concerne tout particulièrement puisque 80% des bénéficiaires de la retraite du combattant sont d’anciens combattants d’Algérie. Près de 10 000 anciens combattants d’Algérie devront bénéficier de nouveaux droits liés à l’obtention de la carte du combattant grâce à la mesure de la « carte à cheval » adoptée l’an dernier.

Parmi les mesures nouvelles, deux d’entre elles viennent conforter vos  droits. La première est l’extension du bénéfice de la « campagne double » aux anciens combattants d’Afrique du Nord, militaires et appelés du contingent, agents de la fonction publique, dont les droits à pension ont été liquidés avant 1999 - 5500 anciens combattants devraient être concernés.

Un autre effort est organisé en faveur de l’action sociale de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ONAC-VG). Il s’agit de permettre une meilleure prise en compte des plus démunis.

Pour conclure, je voudrai une dernière fois évoquée la question complexe de notre relation à l’histoire. Ces dernières semaines, la France a célébré le 08 mai symbolisant la libération et la victoire des alliés contre le nazisme. Le 27 mai dernier, nous avons rendu hommage aux héros, et héroïnes, de la Résistance. Dimanche, une multitude de rassemblements se sont souvenus de la tragique bataille de Verdun.  A chaque fois, des jeunes sont associés pour apprendre du passé de leurs ancêtres.

Ces hommages m’amènent à évoquer une citation de Victor Hugo disant : « Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates comme on allume des flambeaux. » Voyant quelques tentations à nous plonger dans la nuit de l’ignorance et du mépris, soyez sûrs que le 19 mars figurera toujours comme une date légitime en souvenir de votre engagement et de la capacité de notre pays à regarder son histoire.

Je vous remercie pour votre attention.



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