Gisèle Biémouret

Députée du Gers

Bienvenue sur le site de Gisèle Biémouret Une députée à votre écoute et au service du Gers Mission d'évaluation de l’accès aux droits sociaux La dette des établissements publics de santé

Actualités

Remise de la médaille des "Justes parmi les Nations" à Vic-Fezensac.

Crée le 16/01/2017
Remise de la médaille et du diplôme des "Justes parmi les Nations" à Marie et Casimir GARETTE, Lucie et Ferdinand DURBAN pour leur aide envers la famille SCHREIBER. Retrouvez ci-dessous le discours prononcé par Gisèle BIEMOURET.


---
Monsieur le Ministre auprès de l’Ambassade,
Madame, Messieurs les représentants du Comité Français pour Yad Vashem,
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs, Chers amis,

Avant toute chose, je vous exprime ma gratitude de de m’associer à cette cérémonie de remise de la médaille et du diplôme décernés à Marie et Casimir GARETTE et à Lucie et Ferdinand DURBAN pour avoir sauvé la famille SCHREIBER.

« Et je leur donnerai dans ma maison et dans mes murs une place (Yad) et un nom (Shem) qui ne seront pas effacés » : ISAïE.

A compter d’aujourd’hui, leurs noms rejoignent pour l’éternité la liste des Justes parmi les nations qui sauvèrent des juifs pendant la guerre, souvent au risque de leur vie.

Cette cérémonie nous permet de contribuer au devoir de mémoire indispensable vis-à-vis des victimes de la Shoah.

A travers ce souvenir, nous revenons sur une période qui a profondément marqué l'histoire du monde.

L'Europe, notre berceau de civilisation, survivait sous la domination d'une idéologie barbare et raciste. Le nazisme étendait sa domination sur une majeure partie du continent pour y mener sa folie meurtrière : la solution finale.

Face à cela, des hommes, des femmes, de milieux et d'origines différents, décidèrent de réagir, de s'organiser pour continuer à faire vivre des valeurs qui étaient en danger.

Ces valeurs qui animaient leur conscience se fondaient sur des principes de fraternité et de solidarité. Ce courage allait transformer ces gens ordinaires en citoyens extraordinaires.

Nos manuels d'histoire ont eu tendance à retenir des évènements les faits d'armes. C'était sans compter le rôle déterminant joué par des milliers de civils.

Il y a ce maire qui fournissait des faux papiers, il y a ce berger qui permettait de passer une frontière, il y a ce prêtre qui délivrait des certificats de baptême, il y a ces couples qui décidèrent d'adopter des enfants, il y a ces multiples exemples d'hommes et de femmes qui hébergent chez eux ou dans des institutions des dizaines, parfois des centaines de réfugiés durant les cinq années du conflit.

Animés d'une volonté d'humanité, ils ont multiplié des gestes simples qui sauvèrent des familles du péril concentrationnaire. Entre résistance et désobéissance civile, ils ont su laver l'affront d'une France ayant sombrée dans la collaboration.

Nous célébrons aujourd'hui le courage dont les couples GARETTE et DURBAN firent preuve pour venir en aide à la famille SCHREIBER.

Au-delà de cette reconnaissance qui concerne un département où la Résistance a joué un rôle prépondérant et où l’hospitalité est une tradition ancrée, j'invite les jeunes générations à méditer sur leur exemple désintéressé.

Il faut non seulement se souvenir, garder en mémoire les actes de courage de nos aînés. Sans eux nous n'aurions jamais retrouvé une Europe pacifiée, une Europe réconciliée. Je conclurai avec une deuxième citation écrite cette fois par Primo Levi, rescapé des camps de concentration pour garder auprès de nous l’antidote à la folie : “Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d'autres voix que celle de la raison.

Je vous remercie.



Inscription à la newsletter