Gisèle Biémouret

Députée du Gers

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Interview à la Dépêche du Midi - jeudi 7 septembre.

Crée le 07/09/2017

Un 3e mandat pour vous donc ?
Oui. Je l'aborde je pense avec toujours le même état d'esprit : être vigilante sur tout ce qui concerne la justice sociale, qui représente mon engagement de base. Mais avec une responsabilité nouvelle, aussi : avoir été soutenue par un grand nombre de Gersois de gauche comme de droite qui ont souhaité que ce soit moi qui les représente. Cela m'impose peut-être une autre manière d'appréhender ce mandat. Même si j'ai toujours travaillé avec tout le monde, notamment les élus, sans sectarisme. Mais là, la manière dont j'ai été élue m'a interpellée.

Vous avez retrouvé rapidement vos marques ?
Je sais effectivement comment fonctionne l'Assemblée. Mais, les débuts ont été particuliers, un peu difficiles : lorsqu'on passe d'un groupe à plus de 280 députés à 31, bien évidemment il y a tout de même eu un moment de flottement. ça été rude. J'ai toujours fait de la politique avec un investissement affectif. Dans la bataille on y a laissé quelques amis avec qui j'avais l'habitude travailler. Ce fut parfois un peu injuste pour eux, pour leur engagement et leur travail… Mais, c'est la démocratie.

Vous avez retrouvé votre siège ?
Pas du tout. Nous sommes placés en fonction des groupes. Je suis donc avec mon groupe socialiste à la gauche de l'hémicycle, quasiment d'ailleurs au même endroit que lors de mon premier mandat. Siège 537. À côté d'un député de Meurthe et Moselle et d'un député-maire d'Alençon dans l'Orne, et à proximité des députés communistes et de la France Insoumise.

Votre sentiment sur la session ?
Il y a eu un tel renouvellement qu'il y a forcément eu un peu de flottement. Il faut bien que chacun prenne ses marques. J'ai attaché plus d'importance aux textes proposés. J'ai commencé cette session avec de la bienveillance, non pas avec la volonté de crier au loup. Je me suis donc abstenue sur le discours de politique générale du Premier ministre. J'ai voté certains projets de loi, dont celui sur la transparence politique. Mais, les premières mesures de ce gouvernement, je ne m'y retrouve pas. Les collectivités sont mises à mal. Lorsqu'on représente un territoire rural, on sait combien elles apportent. Les 300 millions d'euros supprimés ou encore la suppression des contrats aidés, facteur de justice sociale, sont une grande inquiétude.

Ce n'est pas le premier gouvernement à rogner sur les collectivités ?
Au niveau du fonctionnement, d'accord. Mais là, il s'agit des investissements, la Dotation d'équipement des territoires ruraux, DETR. Pour le Gers, en 2012, 7 millions de DETR, en 2007 12 millions.

Pour vous, ça commence mal alors ?
On modifie l'ISF, soit 3 milliards pour les plus riches ; on va supprimer la tranche d'impôt qui concerne aussi les plus riches ; l'augmentation de la CSG de 2,7 % pour tous… Pour l'instant, les premiers gagnants sont les plus riches. Nous sommes un pays singulier : au moins au plan social, il faudrait que l'Allemagne ressemble à la France et non l'inverse.

En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2017/09/07/2640319-gisele-biemouret.html#JS6IfswzbtIQtxvv.99




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