Gisèle Biémouret

Députée du Gers

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Débat sur le rapport d'information sur la couverture numérique du territoire.

Crée le 20/02/2018
Débat ce mardi dans l'hémicycle autour du rapport d’information sur la couverture numérique du territoire, retrouvez mon intervention suivie des éléments de réponse concernant la question de la couverture mobile avec le projet de redéfinition des protocoles de mesure & sur le suivi du nouvel accord avec les opérateurs.

 
Monsieur le président, messieurs les secrétaires d’État, tout d’abord, il convient de souligner la qualité et la densité du travail effectué par les rapporteurs sur les grands enjeux de la couverture fixe et mobile du territoire. Leur réflexion permet d’apporter des pistes de réponse concrètes aux problèmes de couverture auxquels beaucoup de Français sont encore confrontés. Malgré les ambitions affichées et les lourds moyens qui ont déjà été déployés, il subsiste en effet une fracture numérique.

La couverture des territoires ruraux et des zones de montagnes par des réseaux fixes ou mobiles doit constituer une priorité. Partageant tout à fait l’objectif du fibrage pour 2025 et l’ensemble des préconisations de ce rapport, je voudrais signaler l’exemple du Gers, qui est doté d’un syndicat mixte départemental. Celui-ci permet d’imaginer un raccordement de l’ordre de 70 % des Gersois dès 2020 grâce à une mobilisation de l’ensemble des collectivités locales et de l’État.

Je me focaliserai ici sur la couverture mobile, en particulier sur la proposition no 14, qui suggère de redéfinir les protocoles de mesure. En termes de couverture mobile, il n’existerait, selon le protocole de désignation actuel, qu’une seule commune classée en zone blanche dans le Gers. Ce protocole ne s’avère donc pas adapté sur une partie importante du territoire, notamment les hameaux isolés, qui se retrouvent, du fait de leur éloignement des centres-bourgs, peu ou pas couverts par le réseau 2G. Le programme centre bourg ayant délaissé les hameaux et l’habitat diffus, il est particulièrement inadapté dans certaines zones. Le problème de la couverture mobile hors centre-bourg – c’est-à-dire hors du protocole zone blanche de l’État – reste donc entier.

Concrètement, qu’en sera-t-il du contenu des prochains protocoles de mesure de la couverture mobile ? Un accord a été conclu avec les opérateurs de téléphonie mobile pour accélérer le déploiement de la couverture. En contrepartie, les licences ne seront pas remises aux enchères. Quel manque à gagner cela représente-t-il pour l’État ? Et quelles sont les garanties quant au respect des engagements pris par les opérateurs ?

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d’État auprès du ministre de la cohésion des territoires.

Vous avez posé trois questions, madame Biémouret. S’agissant d’abord de votre département, du fait qu’il ne compte actuellement qu’une seule commune en zone blanche, je pense avoir déjà répondu à cette question à plusieurs reprises. La qualité de service actuelle n’est effectivement pas satisfaisante, et c’est pourquoi, dans l’accord que nous avons conclu avec les opérateurs, nous avons défini une nouvelle qualité de service. Cela signifie que votre département comptera demain davantage de zones blanches nouvelle définition, où il faudra intervenir prioritairement et qui feront l’objet de la mutualisation que j’évoquais tout à l’heure.

Vous m’interrogez ensuite sur le manque à gagner. L’accord que nous avons conclu, qui implique un investissement supplémentaire de la part des opérateurs, fait un seul gagnant : l’aménagement du territoire et, à travers lui, l’ensemble des Français. J’insiste : nous avons beaucoup parlé des nouvelles infrastructures de téléphonie, mais cet accord a une portée bien plus grande puisqu’il généralise la 4G. Les communes ne disposant pas aujourd’hui de la 4G – on en compte plus de 10 000 – vont passer de la 2G ou de la 3G à la 4G. C’est essentiel car cela permettra, comme l’a rappelé Mounir Mahjoubi, de développer les usages d’internet et la couverture des réseaux de transport.

Enfin, la garantie dont nous disposons, c’est l’ARCEP, puisque cet accord porte son sceau. En tant que gendarme des télécommunications, elle peut prendre des sanctions pouvant aller jusqu’à de très lourdes amendes. Surtout, c’est elle qui renouvelle l’ensemble des licences, qui sont l’électricité des opérateurs.






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