Gisèle Biémouret

Députée du Gers

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PLF 2019 : l'illusion trompeuse d'un budget en faveur du pouvoir d'achat des Français.

Crée le 28/09/2018
Le gouvernement a présenté ce lundi le projet de loi de finances pour 2019 en répétant comme un mantra que ce budget contient 6 milliards d'euros de nouvelles baisses de la fiscalité et de cotisations sociales. Mais ce chiffrage est malhonnête :

  • La plupart des baisses (taxe d’habitation et cotisations sociales) ont été votées l’an dernier, à l’occasion du budget 2018. Le gouvernement recycle les quelques bonnes mesures en faveur du pouvoir d’achat.
  • Sur les 6 milliards d’euros annoncés, seuls 900 millions d’euros correspondent à de nouvelles mesures en faveur du pouvoir d’achat : la suppression des cotisations sociales pour les salariés qui ont des heures supplémentaires (ceux qui n’ont pas d’heures supplémentaires ne bénéficieront de rien du tout) et la non-application de la hausse de la CSG pour de nouveaux retraités qui auraient dû la subir (cette mesure porte sur seulement 4 % des retraités concernés par la hausse de la CSG, ce qui est très faible).
En réalité, bien loin des discours de l'exécutif, le pouvoir d'achat de nombreux Français va diminuer.

  •     Avec la hausse des taxes sur les carburants, c'est la France des territoires que le gouvernement pénalise.
  • Avec la sous-revalorisation des retraites pour les 13 millions de retraités (en plus de l'augmentation de la CSG l'an dernier pour 8 millions d'entre-eux), avec la quasi non-revalorisation des allocations familiales ou des APL, c'est la France modeste que le gouvernement méprise.

Déterminé à amputer sans l'assumer le pouvoir d'achat des Français, le gouvernement l'est tout autant pour procéder à des coupes budgétaires drastiques :

  •     Sur l'éducation nationale, avec la suppression de 2 600 postes nettes dans le secondaire, alors que le nombre d'élèves est appelé à augmenter.
    
  •     Sur la politique de l'emploi, avec 3 milliards d'euros d'économies sur ce poste pourtant essentiel dans la lutte contre la précarité et l'exclusion. En 2016, 465 000 emplois aidés ont été crées. En 2019, il n'y en aura plus que 130 000, ce qui pénalisera fortement les petites communes et les associations.
    
  •     Sur le sport, avec 30 millions d’euros d’économies, en plus des 120 millions qui correspondent à la suppression annoncée ou à la transformation non précisée de 1600 postes de conseillers techniques sportifs.


Par ailleurs, le gouvernement poursuit une politique qui, en plus d'être inégalitaire, est inefficace : prévue à 2% en 2018, la croissance sera finalement cette année de 1,7%, de même qu'en 2019. Où est donc passé le ruissellement tant espéré ?

Mais cette situation ne semble pas préoccuper l'exécutif qui n'a prévu dans ce budget 2019 aucune véritable mesure favorable à l'investissement.

Pire encore, le gouvernement ampute de 800 millions d’euros le crédit d’impôt en faveur de la transition énergétique (CITE) : ainsi, les Français qui souhaitent changer leurs fenêtres pour améliorer l’isolation de leurs maisons ne bénéficieront plus du soutien de l’Etat qu’ils avaient jusqu’alors. Ce rabot fragilisera l’activité économique des artisans ainsi que les avancées qui doivent être réalisées en matière de rénovation énergétique.

 



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