Gisèle Biémouret

Députée du Gers

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Question sur les conséquences de la réforme de l'assurance chômage pour les assistantes maternelles

Crée le 12/03/2019
Retrouvez la question posée par Gisèle Biémouret ce mardi 12 mars sur les conséquences de la réforme de l'assurance chômage pour les assistantes maternelles.


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Ma question s’adresse à Muriel Pénicaud, Ministre de l’Emploi,

Malgré l’échec de la négociation avec les partenaires sociaux, vous avez décidé de poursuivre votre réforme de l’assurance chômage pour les trois prochaines années.

Le rouleau compresseur des 4 milliards d’euros d’économies est définitivement en marche.

Votre lettre de cadrage va impacter les salariés multi-employeurs au motif que les règles de l’activité conservée peuvent conduire, dans certains cas, les personnes à bénéficier d’un revenu global très proche d’une activité à temps plein en cumulant revenus d’activité et revenus du chômage. Parmi ces salariés, les assistantes maternelles, comme le secteur de l’aide à domicile, se retrouvent être la cible, peut-être involontaire mais révélatrice de votre projet.

Avec votre réforme, le mode de calcul de cette indemnisation cumul emploi-chômage sans contrainte de temps, pourrait être modifié, leur faisant perdre au passage entre 30 et 300 euros.

Je rappellerai que selon l’Unédic, les deux tiers des assistantes maternelles cumulent salaire et allocation, pour un revenu mensuel proche de 1 400 euros brut. Ce cumul fait pourtant partie de la nature même de l’activité d’une assistante maternelle, dont les contrats sont soumis aux besoins des parents.

Cette réforme risque de décourager nombre d’assistantes maternelles de continuer à exercer leurs activités qui correspond à un besoin social dans de nombreuses régions et notamment dans la ruralité. En 2016, plus d’un million de parents ont eu recours aux services d’assistantes maternelles.

Elles ont été quelques milliers à manifester samedi dernier sous le collectif « Gilets roses », contre cette pénalisation d’un mode d’activité précaire dont elles ne sont pas responsables.

Alors que le Défenseur des Droits déclarait ce matin que la République française ne peut pas admettre de faire des laissés pour compte, avez-vous réellement, Madame la Ministre, la volonté de prendre en compte la spécificité de ces métiers pour éviter de faire à nouveau des perdants à votre politique ?




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