Gisèle Biémouret

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Métiers du grand âge : audition de Myriam El Khomri.

Crée le 04/12/2019
Dans le cadre de l'audition de Myriam El Khomri (auteure du rapport sur le plan de mobilisationen faveur de l'attractivité des métiers du grand âge 2020-2024) en Commission des Affaires sociales ce mardi 03 décembre, retrouvez l'intervention prononcée par Gisèle Biémouret :


Tout d’abord, il convient de saluer la qualité et la densité de votre rapport. Dans le prolongement du rapport de Dominique Libault, votre travail figure comme un des derniers jalons avant de passer rapidement à l’action pour permettre à notre société de relever le défi du vieillissement.

Si la croissance du nombre et de la proportion des personnes âgées à venir devient inéluctable, notre regard doit porter une approche positive et inclusive. Les professionnels du grand âge méritent une attention toute particulière car nous sommes confrontés à un système à bout de souffle.

Vous réclamez la « réforme d’un système devenu fou où l’organisation administrative et les enjeux tarifaires ont pris le dessus sur la qualité du service et du travail des salariés ». Je partage l’objectif de « réhumaniser » les métiers des quelque 830 000 salariés qui soignent et accompagnent nos aînés.

Au-delà du report de la loi autonomie et de l’absence de rectificatif au PLFSS 2020, je poserai deux interrogations.

- le secteur du grand âge compte 18% de ménages pauvres. Il convient de bannir la précarité de ces métiers. Les témoignages révèlent ce manque cruel de reconnaissance. Vous suggérez une remise à niveau des rémunérations et un réalignement des salaires sur le Smic. Comment accélérer cette remise à niveau avant janvier 2021 pour donner un signal fort plus rapidement sans fragiliser le secteur ?

- parmi les propositions pour résoudre le problème de la pénurie, vous préconisez un « campus » des métiers du grand âge dans chaque département. Il s’agit d’organiser la mobilisation localement autour des formations afin de susciter des vocations. Elue départementale, je conçois que cet échelon dédié aux politiques de solidarités est le plus à même à piloter avec l’Etat et l’ARS mais sans réelle compétence en terme de formation et avec des moyens restreints, ceux évoqués seront-ils suffisants pour réussir cette mission essentielle avec 100 M€ par an et cela même en déduisant leurs dépenses liées aux personnes âgées des crédits de fonctionnement ?





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