Gisèle Biémouret

Députée du Gers

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Synthèse de la mission santé : un appel à la reprise des soins non-Covid.

Crée le 07/05/2020
Gisèle Biémouret et son binôme Audrey Dufeu Schubert ont rendu devant la Commission des Affaires sociales leur rapport (synthèse en téléchargement) sur le suivi de la loi relative à l’état d’urgence sanitaire.

D’emblée, les deux parlementaires se sont concentrées sur la question cruciale de l’accès aux soins courants. Les différentes auditions des professionnels de santé ainsi que les remontées de terrain obtenues auprès de responsables gersois ont permis de constater une diminution préoccupante de ce recours auprès des médecins généralistes et encore plus prononcée chez les spécialistes. Certaines professions ont ainsi été quasiment à l’arrêt. La baisse est d’autant plus inquiétante qu’elle creuse les inégalités au détriment des plus vulnérables.

La diminution de l’accès aux soins résulte de l’application des consignes nationales visant à fermer certains cabinets et à déprogrammer des activités hospitalières pour se concentrer aux soins urgents. La baisse de l’activité hospitalière – hors Covid – n’est pas seulement liée à ces déprogrammations, mais aussi une forte baisse des passages aux urgences. Gisèle Biémouret précise « ce fut concrètement le cas au centre hospitalier de Condom où la direction a constaté une diminution de la fréquentation de l’ordre de 40% sur la période du 15 mars au 15 avril, mais la part des problématiques cardiologiques, véritables urgences vitales, a progressé de 50%. » Ces constats font craindre des pertes de chance pour les patients à cause des retards de diagnostic et de prise en charge.

Parmi leurs recommandations, elles rappellent prioritairement la sécurisation de l’approvisionnement des professionnels en équipement de protection individuelle. De toute évidence, la relance des activités de soins non liées au Covid-19 doit être effectuée partout où cela est possible afin de réduire les pertes de chance. Elles ciblent également un redémarrage des activités de diagnostic et de dépistage des maladies, pour pallier les retards intervenus pendant la période de confinement. Elles soutiennent le principe d’une communication grand public pour rassurer les patients.

Enfin, à plus longue échéance, elles s’accordent pour une meilleure éducation sur les mesures d’hygiène auprès des enfants. Pour la députée du Gers : « il faut se rendre à l’évidence que ces gestes doivent dorénavant faire partie de notre culture. Ils pourraient être enseignés dans les écoles, dès le plus jeune âge, ainsi que dans les centres de protection maternelle et infantile (PMI). A travers cette expérience, la mission indique une voie vers le monde d’après en matière de santé avec le souci permanent de mêler prévention et accès aux soins. »





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