Gisèle Biémouret

Députée du Gers

Bienvenue sur le site de Gisèle Biémouret Une députée à votre écoute et au service du Gers

Actualités

Le Projet des députés socialistes et apparentés pour la recherche et l’enseignement supérieur.

Crée le 23/09/2020
L’Assemblée nationale débat cette semaine de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche 2021 – 2030.

Une loi de programmation n’engage que ses programmateurs et programmatrices car dans la mécanique parlementaire seuls les crédits budgétaires votés en loi de finances actent - ou non - les engagements pris.

Malheureusement, ce qui nous est proposé par le Gouvernement énonce quelques intentions que nous saluons, mais trace une perspective budgétaire qui ne permet ni de répondre aux enjeux actuels, ni d’atteindre l’objectif de 1% du PIB pour l’effort de la nation en faveur des établissements publics de recherche.

Parce que nous sommes comptables vis-à-vis des générations futures de ce que nous décidons aujourd’hui, ou de ce que nous ne décidons pas, nous, députés du groupe Socialistes & apparentés, avons pris l’initiative de construire un « contre-projet » et une autre trajectoire budgétaire, crédible, documentée et étayée.

Les deux précédentes lois de programmation pour la recherche ont eu une durée comprise entre 4 et 5 ans. Il n’y a rien qui justifie que la présente loi de programmation de la recherche soit sur une durée de 10 ans.
•    Nous proposons donc de réduire la durée de la loi de programmation de 10 à 7 ans et d’avoir une trajectoire budgétaire globale qui permette réellement au budget de la recherche du secteur public d’atteindre 1% du PIB en 2027.
•    Ainsi, nous proposons de permettre à la recherche de bénéficier en 2027 de 9,2 milliards d’euros de plus qu’en 2020, contre 3,3 milliards d’€ de plus qu’en 2020 proposés par le Gouvernement dans son texte.

En dégageant 1,315 milliards d’euros de crédits nouveaux par an, nous faisons 25 propositions pour la recherche, les chercheurs et les étudiants, notamment :
•     « rendre du temps de recherche » aux enseignants-chercheurs en diminuant de 25% leur nombre annuel d’heures d’enseignement, de 128 heures à 96 heures de cours et de 192 heures de travaux dirigés à 144 heures.
•    créer 2000 postes de maîtres de conférence et 1000 postes de professeurs des universités, chaque année, de 2021 à 2025. Ceci représente un coût annuel de 170 millions d’euros.
•    revaloriser les salaires des chercheurs et enseignants-chercheurs, à l’embauche et au cours de la carrière. Nous proposons une augmentation moyenne de 1600 euros par an. A fin 2025, ceci fait 700 euros de plus par mois en moyenne.
•    garantir à chaque doctorant une rémunération de 1,5 SMIC. Aujourd’hui, un quart des doctorants ne dispose pas d’un financement décent pour réaliser leur thèse, voire d’aucun financement. Cette proportion augmente à deux tiers pour les sciences sociales.

Par essence, la recherche a besoin de liberté : ce n’est pas en cadenassant la pensée qu’il est possible de faire progresser la science et les idées. Accepter que la liberté soit le ferment de la recherche ne devrait toutefois pas inciter les décideurs politiques à s’abstenir de toute réflexion sur le cap et les priorités pour la recherche. Refuser cette réflexion relève de la paresse intellectuelle, ou d’un manque d’enthousiasme pour le progrès.

Ainsi, nous fixons un cap et portons différentes priorités pour la recherche :
•    Repositionner la France et l’Europe sur des programmes de recherche fondamentale ;
•    Aider à l’internationalisation des sciences humaines et sociales ;
•    Protéger la recherche française en organisant des filières de valorisation des inventions ;
•    Rapprocher la science de la société.

Nous remercions tous les chercheurs et chercheuses, enseignants et enseignantes, personnels de recherche que nous avons rencontrés : ils et elles nous ont éclairés à la fois sur l’état de la situation actuelle et sur leurs attentes pour le futur. Surtout, ils nous ont fait partager leur enthousiasme.



Inscription à la newsletter