Gisèle Biémouret

Députée du Gers

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PLF 2021-1er Partie du Budget: mon vote contre.

Crée le 20/10/2020
Ce mardi 20 Octobre, nous avons voté la première partie du Budget dans le cadre du Projet de loi des Finances 2021.

Les décisions sanitaires nécessaires pour éviter l’engorgement de nos hôpitaux vont avoir des conséquences économiques et sociales certaines. Elles rendent le budget, dont nous avons voté la première parti, aujourd’hui caduque :

●    Le Président l’a confirmée, les entreprises des secteurs les plus touchés par la crise - hôtels, café, restaurants, tourisme, événementiel, culture, sport - bénéficieront d'une prise en charge totale par l'Etat ou l'Unédic au moins jusqu'au 31 décembre. Le Premier ministre a également annoncé deux mesures que les députés du Groupe Socialistes et Apparentés proposaient: Prolongation des Prêts Garantis de l'Etat (PGE) jusqu'à fin juin 2021 et exonération totale des cotisations pour les entreprises fermées administrativement. C’est une bonne chose ;

●    Mais réponse sur le terrain de l'urgence sociale est dérisoire. Face à la précarité qui augmente, le Président de la République refuse toujours d’augmenter le RSA. La prime annoncée est uniquement pour la période de l’état d’urgence sanitaire, est ce que le Président de la République imagine sérieusement que la pauvreté ne durera qu’un mois !? Ce n'est pas de la solidarité, mais de l'aumône.

●    Que dit le gouvernement à une étudiante qui a perdu le petit job qu’elle occupait dans un bar ou un restaurant pour payer sa scolarité, qui a fini ses études, qui n’est pas embauchée et qui n’est pas éligible au RSA ? Qu’elle n’a pas le droit au chômage ? Qu'elle doit se débrouiller. C'est irresponsable. Nous demandons un "minimum jeunesse" le temps de la crise comme il existe un "minimum vieillesse".

●    Ce qui est en jeu, c'est la capacité des gens à se nourrir, à se loger, à se chauffer, à se soigner et, de ce point de vue, nos alertes et celles des associations sont anciennes. Il faut une réponse structurelle. Sinon, on n'aura pas tiré les leçons de ce qui se passe. Sur le plan social, cette crise est un ultimatum.

●    C'est pourquoi, avec mes collègues du groupe Socialistes et Apparentés, j'ai voté contre ce budget sous dimensionné, mal calibré, faible sur le plan social et complètement à contre-temps avec le couvre-feu décidé il y a quelques jours.

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