Gisèle Biémouret

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Commission des Affaires Sociales : Audition de Claire HEDON, Défenseure des Droits

Crée le 27/01/2021
Retrouvez l'intervention, ainsi que la vidéo, de Gisèle Biémouret, en Commission des affaires sociales, 
dans le cadre de l'audition de Claire HEDON, Défenseure des Droits.

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Mme la Défenseure des Droits,

Permettez-moi de tout d’abord d’exprimer au nom du groupe socialistes et apparentés, ma grande satisfaction à vous retrouver aujourd’hui dans vos nouvelles responsabilités.
 
Pour vous avoir côtoyée dans vos combats précédents, je connais l’intégrité qui est la vôtre et votre attachement à défendre les plus vulnérables.

Je souhaitais à ce titre, évoquer la situation sanitaire et humanitaire des personnes exilées et migrantes dans notre pays, et en particulier des enfants. 

Que ce soit en Île-de-France, sur le littoral franco-britannique ou à la frontière franco-italienne, les mêmes brutalités et les mêmes atteintes aux droits fondamentaux des personnes sont constatées par les associations.  

Les cas rapportés se multiplient parmi lesquels, l’accès à un médecin, un des droits fondamentaux qui n’est plus respecté.

Je pourrais citer l’expulsion de leur protection de fortune, à Calais en décembre dernier, d’au moins 30 enfants non accompagnés de moins de 15 ans, sans mise à l’abri à l’approche de la tempête Bella. 
Ou bien cette famille avec 2 enfants de moins de 11 mois, arrêtée par la police sur la frontière italienne il y a quelques jours, qui n’ont pu voir de médecin alors même qu’ils avaient passé plusieurs heures dans la neige à 2000 mètres d’altitude, sans être équipés pour la haute montagne.

Depuis la loi Asile et immigration de 2018, plus de 600 enfants ont vécu le traumatisme de la rétention en France selon l’Unicef.

Dans son dernier rapport, Médecins du Monde relève « les attaques menées en 2019 contre les droits à la santé des étrangers sans titre de séjour (AME) et contre les droits des demandeurs d’asile, en soulignant qu’aucun gouvernement n’était allé aussi loin dans leur remise en cause ». 

Il faut d’ailleurs saluer l’action de toutes ces associations qui oeuvrent auprès de ces populations, là où l’État, et lui seul, devrait garantir l’égalité de tous et toutes devant la santé.

Comme je salue l’appel récent de 28 maires ou présidents de collectivités, pour soutenir SOS Méditerranée et affirmer collectivement l’inconditionnalité du sauvetage en mer, ce devoir inscrit dans les textes internationaux et dans le corpus législatif français. 

Madame la Défenseure, je souhaitais avoir votre sentiment sur cette situation très préoccupante. 

Je vous remercie.


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