Gisèle Biémouret

Députée du Gers

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Presse locale

L'interview du dimanche avec Gisèle Biémouret : «Etre utile à tous»

Crée le 20/10/2013
Élue députée du Gers depuis 2007, Gisèle Biémouret a également été la première femme à siéger au conseil général en 2002.

Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance ?
«J’étais très proche de mes grands-mères. Les souvenirs de Noël, des vacances passées en leur compagnie. Cet été, je me suis rendue en Italie pour visiter le village d’où était originaire l’une d’elles. J’avais déjà marché sur les traces de la première il y a quelques années».

Comment définiriez- vous votre caractère ?
«Tenace. Ça n’a pas l’air comme ça, mais je ne lâche pas grand-chose !»

Et vos centres d’intérêt ?
«La lecture. Cela a débuté dès mon plus jeune âge avec la Comtesse de Ségur. Aujourd’hui, je lis des essais, des romans, avec une préférence pour les romans policiers».

Quelle est votre plus grande fierté ?
«Celle d’être utile à une personne ou à la défense d’une cause juste».

La première fois où vous avez été élue, étiez-vous angoissée ?
«Il y a presque vingt ans. C’était en 1995, au Mas-d’Auvignon, en tant que conseillère municipale. Ma première angoisse de femme politique. Je n’ai été soulagée que lorsque j’avais atteint la majorité absolue + 1 voix !»

Est-il difficile pour une femme de s’affirmer en tant qu’élue ?
«Je ne me dis pas tous les jours «Je suis une femme, ce sera plus difficile pour toi». Je ne veux même pas le penser. Ce n’est pas parce que tu es une femme que l’on doit te prendre moins au sérieux. Plus on me pique, plus j’ai envie de réussir. Il faut s’imposer dans ce milieu où le rapport de forces était dominé par les hommes. Mais c’est fini aujourd’hui. La place des femmes s’affirme progressivement : parité au gouvernement, dans les communes de plus de 1.000 habitants en 2014 et au conseil général en 2015. Cette égalité est devenue un mouvement irréversible».

Est-il difficile d’être le relais d’un gouvernement qui semble connaître des difficultés à s’imposer ?
«Depuis dix-huit mois, le gouvernement travaille pour redresser notre pays. Des efforts ont été réalisés sur la refondation de l’école, l’emploi des jeunes (contrats de génération, emplois d’avenir), le social avec 750.000 nouvelles personnes qui bénéficient de la CMU. Il est un peu tôt encore pour ressentir tous ces efforts avec des effets immédiats».

La loi sur les cumuls des mandats est-elle une bonne loi ?
«Je l’ai voté ! Cette réforme fera du bien à notre démocratie. Mais, dans le même temps, avoir un mandat local est un lien concret avec le terrain et sa réalité».

A ce sujet, serez-vous candidate aux prochaines municipales sur la liste conduite par Bernard Gallardo ?
«Non, je ne figurerai pas sur la liste. C’était le cas en 2008. Il s’agissait de mettre un maximum de chances du côté de la liste du Parti socialiste. J’ai été obligée de démissionner en raison du cumul des mandats. C’est quelque chose que je ne souhaite pas répéter par respect pour nos concitoyens».

Et aux cantonales de 2015 ?
«Oui».

Qu’auriez-vous fait de différent si vous l’aviez pu ?
«Si je n’avais pas fait de la politique, je me serais dirigée vers un domaine où l’on est au service des autres et en particulier des plus faibles».

Qu’aimeriez-vous que l’on dise de vous plus tard ?
«L’idée d’avoir été une élue utile, efficace pour le Gers et proche des Gersois».

Propos recueillis par Christophe Cibola.

Publié le 20/10/2013 à 03:49



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