Gisèle Biémouret

Députée du Gers

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Tribune de Ph.Dupouy

Séance du Conseil général du 23 mai : intervention sur la réforme territoriale.

Crée le 23/05/2014
Monsieur le Président,
Madame la député,
Monsieur le député,
Mes chers collègues,

Avant que nous nous lancions dans l’examen des rapports de cette Commission permanente, je souhaite vous présenter deux vœux déposés par le groupe des élus socialistes et républicains.

L’un porte sur le projet de carte scolaire qui suscite inquiétudes et incompréhensions dans notre département, l’autre sur l’avenir de notre collectivité, et plus largement sur l’avenir du Gers.

Même s’il s’agit là de deux problématiques distinctes, ces deux vœux se rejoignent sur la prise en compte de la ruralité et de la diversité des territoires.

Nous sommes tous d’accords dans cet hémicycle pour dire que l’organisation territoriale doit évoluer et se moderniser. En effet la France d’aujourd’hui n’est plus la France du 19ème siècle.

Dans ce sens, l’affirmation par la loi du fait métropolitain, tout comme la clarification des compétences, était nécessaire pour impulser un nouveau souffle au développement de notre pays. Pour autant,  cette affirmation du fait métropolitain, ne doit pas s’accompagner de la négation de la ruralité.

La ruralité existe, elle n’est pas un no man’s land. Par son agriculture de qualité, ses filières économiques dynamiques, son potentiel touristique, elle est l’un des moteurs du développement de la France.

Si nous estimons que l’organisation territoriale doit évoluer et accompagner la métropole, nous devons aussi affirmer que dans les territoires ruraux, et le Gers en est le parfait exemple, qu’une organisation territoriale adaptée est nécessaire.

L’échelon départemental joue parfaitement ce rôle, et pour l’avenir des territoires ruraux, doit pouvoir continuer à le jouer. C’est le sens de ce vœu qui est soumis à votre approbation.

En ce qui concerne la carte scolaire, c’est  une nouvelle fois la question de la prise en compte de la ruralité qui est posée. On ne peut pas aborder la fermeture d’une classe de la même façon en zone rurale que dans un secteur urbain. Une classe qui ferme dans un village, une école dans un autre, et c’est un territoire qui se meurt petit à petit.

A travers ce vœu, c’est cette reconnaissance que nous demandons au ministère de l’Education nationale. Celui-ci mène une politique volontariste en matière de recrutement des enseignants à l’échelle de notre pays, et je m’en félicite. Ce que nous demandons, c’est que le Gers puisse bénéficier, au nom de sa situation démographique particulière, d’un traitement particulier. La stabilité des effectifs dans le premier degré ne peut pas se traduire par une baisse du nombre d’enseignants !

Je sais que nos députés Gisèle BIEMOURET et Philippe MARTIN se mobilisent depuis des mois à Paris pour obtenir du ministère qu’il revoit sa copie ; Jean-Pierre PUJOL, notre président, a également saisi à deux reprises le Ministre par courrier. Sur le terrain, les Maires, les Conseillers généraux, les parents d’élèves, et les enseignants se mobilisent également contre les fermetures de classes.

Ce vœu, adopté par la collectivité de tous les Gersois, sera un élément de plus pour gagner ce combat auquel nous participons depuis plusieurs mois.

Mes chers collègues, voilà ce que je souhaitais vous dire à propos de ces deux vœux qui expriment aussi la cohérence des élus socialistes et républicains vis à vis des positions qu’ils défendent depuis 15 ans.

Sur l’école comme sur l’avenir de la décentralisation, ce n’est pas la couleur des gouvernements qui dictent notre position politique. Chaque fois que l’intérêt du Gers le commande, nous nous opposons à des mesures défavorables à ce département, même quand elles sont prises par un Gouvernement que nous soutenons par ailleurs.




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